Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mes auteurs favoris

J'aime Bien:

27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:00
Elle ne cesse d’interroger les notions de deuil et d’héritage. Dans Comment j’ai vidé la maison de mes parents (Seuil, 2004), Lydia Flem tirait du douloureux inventaire des objets familiers une méditation sur l’absence, sur les traces. Ouvrant les tiroirs, les armoires, les albums enfouis, elle reconstituait patiemment l’histoire qu’on lui avait tue : celle de la guerre et de la déportation. La découverte de la correspondance de sa mère, juive allemande, avec son père russe émigré, de leur rencontre en 1946 dans un sanatorium suisse à leur mariage en France en 1949, fait l’objet de son dernier livre. Mêlant extraits de lettres, récits d’épisodes fondateurs et réfl exions sur la fi liation, Lydia Flem retrace avec sobriété et pudeur la naissance d’un amour plus fort que la maladie – la tuberculose que Jacqueline ramena du camp –, que la solitude – celle de Jacqueline, trois ans au sanatorium, et celle de Boris, orphelin – et que les cauchemars. Sans regret d’être entrée par effraction dans l’intimité de ses parents ni de s’être lancée dans cette aventure littéraire hors norme, elle confie : « Ma lecture m’a permis de passer du temps en leur compagnie. Ce fut un long voyage au pays de l’enfance et de ce qui l’a précédée, tout à la fois éprouvant et émerveillé. »

Partager cet article

Repost 0

commentaires