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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 09:45

9782283024270.gifDix-neuf ans. Étudiant. Pas d'argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s'amuser un peu, il n'y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting. C'est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu'il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d'imaginer la série de personnages qu'il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde. Il ne peut surtout pas se douter combien sa présence va influer sur la vie de ses nouveaux employeurs. Parce que, au fond, ce que l'on confie à un baby-sitter, pour quelques heures, c'est ce que l'on a de plus précieux - ses enfants, sa maison, le coeur même de son existence.

Un roman sur les liens que l'on tisse et sur ceux que l'on tranche - et sur cette humanité qui tente, bon an mal an, de tenir et d'avancer, en rêvant de courir et de dévaler les pentes.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:31

Je remercie BoB, les éditions Seuil et surtout l'auteur lui-même qui m'a envoyé (et dédicacé) ces carnets très intimes dans le cadre d'un partenariat. J'ai été très intéréssée par l'écriture à la fois fluide et captivante. Je n'ai par contre pas accroché au concept d'objet-livre (réticence sans doute due au respect que je porte au livre "matériel") Je ne remplirai donc aucune des pages blanches réservés au lecteur ni ne ferai une robe de ce livre..(recommandé par Mathieu Simonet dans sa dédicace)

" Il s’agit d’un projet littéraire très singulier : l’auteur, avocat, tient depuis son enfance des carnets intimes, où il raconte ses relations familiales et sentimentales. Ses carnets, il les détruit, de diverses manières, en les donnant à des artistes pour qu’ils en fassent des sculptures, à des vidéastes, à des cuisiniers, à des amis. Mais il en retient, avant destruction, quelques éléments, pour constituer ce livre qui est tout à la fois une sorte de reliquat de sa vie intime, sauvée de la destruction et un objet artistique en soi. Il revient donc sur toute sa vie (puisque ses carnets, il les a commencés à douze ans), où ses parents, sa grand-mère, ses amants (il est gay) sont au premier plan. Sa mère surtout, qui est en train de lutter contre un cancer des os. Son père qui est schizophrène, mais parfois, entre deux crises, assez présent affectivement. Sa grand-mère, qui meurt. Et différents autres personnages : un ami qui monte le film de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, avec Catherine Deneuve. Ou l’écrivain Olivier Bouillère (publié chez POL). C’est beaucoup plus qu’un journal intime, c’est une sorte de happening autobiographique, avec des histoires drôles, avec un témoignage assez exceptionnel sur la maladie de sa mère, avec une grande liberté de ton sur la sexualité d’une nouvelle génération. Il s’intéresse à Sophie Calle, ce qui n’étonnera pas. On pense aussi à Annette Messager. Il a trente-six ans. Il a réduit un de ses carnets en 467 fragments, 467 comme le nombre des éditeurs français, auxquels il a envoyé un de ces fragments en proposant ce projet. On est en présence de quelque chose d’assez remarquable. C’est une manière de concevoir le discours de soi qui me semble très intéressante. Et il y a un ton, à la fois léger, émouvant, juste, politique, intime. C’est bien entendu la « génération blog », mais avec, derrière, une intelligence et une sensibilité très aiguës"

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:19

Il trahissait depuis près de vingt ans. L’Irlande qu’il aimait tant, sa lutte, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis, moi. Il nous avait trahis. Chaque matin. Chaque soir…

♥♥

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 22:16
9782266178372.gifElle voulait qu'on l'appelle Darling. Elle y tenait ! Pour oublier les coups reçus depuis l'enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent. Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les Darling du monde. Elle a rencontré Jean Teulé. Il l'a écoutée et lui a écrit ce roman. Derrière l'impitoyable lucidité de son humour, Jean Teulé célèbre le flamboyant courage de ceux qui refusent de subir en silence la cruauté imbécile de la vie et des autres.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 15:46

9782266172707.gifMyriam et Thomas. Pour Fred, les revoir aujourd'hui, c'est une joie violente qui prend à la gorge, bouscule et donne une force inattendue.

Il y a vingt ans, Fred a choisi de traverser, à leurs côtés, une épreuve qui n'était pas sienne. Pour leur éviter la noyade, il s'est tenu là, attentif, disponible, sans rien attendre. Avec tendresse et fermeté, il a tenu leurs têtes hors de l'eau. Une fois la tempête éloignée, il s'est effacé.

Myriam, Thomas et Fred. S'ils ont survécu, c'est que le pari le plus insensé peut être tenu. C'est que la vie peut tout donner après avoir tout retiré.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 12:45
9782869598201.gifParis 1944. Une fillette de quatre ans vit seule avec sa mère, femme fantasque qu’elle adore. Lorsque le père – qu’elle n’a jamais vu – rentre de sa captivité en Allemagne, l’existence de celle qu’on appelle « la petite » est bouleversée. Elle éprouve d’abord pour cet « intrus » de la haine, puis elle se met à l’aimer d’un amour absolu. Mais elle sera à l’origine d’un drame familial, dont l’ombre se dessinait dès les premières pages du livre. Qu’est-ce qu’un père ? La réponse nous sera donnée, lumineuse, dans les tout derniers mots du livre.
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 10:21
9782757813102.gifDeux femmes se retrouvent côte à côte dans la salle des naissances. La très jeune Émilie accouche sous X et croit pouvoir tirer un trait sur son passé. Judith, elle, attend avec inquiétude et impatience la naissance de son fils Camille, après tant d’années de grossesses impossibles et douloureuses. Mais Camille ne vit que quelques minutes et Judith, désespérée, dérobe le nouveau-né d’Émilie.
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 10:14

Je remercie les éditions Gallimard et Babelio qui m'ont offert ce roman dans le cadre de l'opération "Masse critique"

9782070128044.gifDeux femmes en résistance contre la fin du désir amoureux. A un siècle d'écart leurs chemins se croisent, se confondent, se séparent : l'une tente tout pour reconquérir l'homme qu'elle aime, l'autre imagine une rupture radicale. Toutes deux refusent de s'éteindre, et le silence des corps.


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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 16:26
9782246734116.gifL'idée de ce livre m'est venue le 20 janvier 2008, quand j'étais en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Pour oublier ma claustrophobie, je me suis réfugié dans le pays perdu de mon enfance. Je croyais avoir tout oublié, et puis…petit à petit, un monde m'est apparu. Je suis le fils d'une aristocrate limousine et d'un riche héritier américano-béarnais; mon enfance fut marquée par leur divorce en 1972. Mon paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle j'ai grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, je la décris sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si mon passé était une fiction. Il m'a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais je peux me tromper, je n'ai pas le recul nécessaire.
Après avoir écrit un roman qui se passait en Amérique et un autre qui se déroulait en Russie, je voulais sans doute rentrer chez moi ; c'est souvent le cas des gens qui sont enfermés dans une cellule.
Bizarrement, depuis vingt ans que je publie des livres, je n'avais jamais parlé de mon passé. J'attendais peut-être, pour écrire " Un roman français", de ne plus pouvoir faire autrement. Ou alors c'est plus grave : mon utopie est derrière moi."
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:31
Il y a les petites peurs inexplicables, la famille recomposée, les amitiés qui font rire et qui traînent leur lot de vieilles rancunes. Geneviève Brisac observe le tout, dans un recueil d’histoires a priori sans lien apparent. Mais très vite, les destins se recoupent : l’auteur jette sur ses héros un regard mordant et touchant.
Partant de microscopiques conflits qui nous gâchent la vie, elle trouve matière à rire, pas avec distance, mais avec une façon bien à elle de montrer qu’elle est proche de ses modèles, complice et jamais juge.
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