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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 18:15

Pas de pathétique, pas de mélodrame et pourtant l'histoire de cette jeune femme qui vient de perdre son père et de sa mère dont on saura que son deuil est encore compliqué par un "secret de famille" sont très émouvantes. J'avais beaucoup aimé Twist, j'aime beaucoup l'Effet Larsen.

Merci aux éditions Lattès.

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Depuis plus d’une décennie, Nola vit avec une zone d’ombre au sein de son histoire. Mais voilà : on ne peut pas fuir éternellement… Elle décide alors, l’année de ses trente ans, d’enfin trucider son fantôme. Elle rembobine, jusqu’à cet été-là, l’été le plus marquant de son existence. 
Août 1998. Il fait 37 degrés, Paris est vide, les Bleus sont champions du monde. Nola a dix-huit ans et vient de perdre son père, Jacques. Sauvée de la solitude par un job d’été dans un bistrot où les hurluberlus imbibés se succèdent plus vite que les petits ballons de rouge, la jeune fille gère avec les moyens du bord le chagrin de Mira, sa mère, et sa propre colère. Contraintes d’emménager dans l’« immeuble-mutant », reflet architectural de leurs vies décrochées, les deux femmes espèrent se reconstruire. Mais, à peine un pied posé dans le nouvel appartement, Mira présente d’étranges symptômes. Le bruit du monde lui devient intolérable : un papier froissé sonne comme une explosion, un robinet qui goutte suffit à la faire disjoncter. Nola assiste, impuissante, à la lente descente aux enfers de sa mère,et s’interroge sur ce que tout cela signifie. L’hyperacousie est-elle le simple contrecoup de la mort de Jacques, ou la matérialisation de quelque chose d’autre ? Cet abominable immeuble serait-il une sorte de catalyseur ? Peut-être, mais de quoi ? Et surtout, comment soulager Mira de ce poids infini, qui semble se situer bien au-delà du deuil ? Commence alors pour la jeune Nola une (en)quête insolite au cœur de la mémoire familiale.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 17:08

Que dire?!..ah si! Quand publiez-vous un nouveau roman madame Monnin? J'ai adoré ce roman très original qui aborde tout en finesse et sans mélodrame le sujet terrible qu'est la perte d'un enfant.

Bouleversant sans doute mais avant tout original (j'insiste!), sensible et vraiment bien écrit.

Merci aux éditions Lattès.

 

monnin.gifOn sait peu de choses d'elle. Pas son prénom. Juste qu'elle a décidé de ne plus parler, « puisqu'il n'y a plus rien à dire », qu'elle coud le même modèle de pantalon en velours rouge dans toutes les tailles, de 6 mois à 102 ans, qu'elle surnomme ses parents Lucha mama et Dalaï papa et qu'autrefois elle imitait Bourvil pour le faire rire. De lui, on sait qu'il prépare le marathon de New York, qu'il est historien et qu'il s'est donné une mission : pour que sa compagne retrouve la parole, il doit faire le récit de l'histoire d'Eugène. Eugène est leur fils. Il est mort à l'âge de six jours. Mais comment raconter une si courte vie ? A-t-il existé, lui qui n'a pas vécu ? Le père d'Eugène n'a pas d'imagination mais de la méthode. Il se lance dans une enquête. La traque pragmatique de ce qu'aurait dû être la vie d'Eugène. Il cherche ses « aurait dû » partout. Jusqu'à la crèche qu'il aurait dû fréquenter où il dérobe la liste des enfants qui auraient dû devenir les copains de son fils. Le voilà qui espionne, sur Internet ou dans les rues d'un quartier populaire de Paris, les familles de ces petits. Pendant une année, il tient le journal de cette enquête. Et il s'entraîne pour le marathon sur un tapis de course installé dans leur appartement. Pendant qu'il court, la mère d'Eugène glisse des morceaux de velours rouge dans sa machine à coudre et se raconte en silence les vies héroïques de son glorieux fils. Livre de deuil, Les Vies extraordinaires d'Eugène est le récit de l'absurdité et de la puissance de la vie.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 20:24

La lecture de "l'Amour est une île" inscrit définitivement Claudie Gallay parmi mes auteurs favoris.

On retrouve la sensibilité et la richesse des Déferlantes et c'est en même temps un tout nouveau voyage très différent.

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Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d'un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures...
Après "Les Déferlantes", qui lui a amené la consécration (Prix des lectrices de Elle 2009), Claudie Gallay explore avec toujours autant de singularité les mystères enfouis au creux de chaque vie.

♥♥♥♥♥

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 19:40

9782879296777.gifEn immersion dans le pays profond, ou :J.F. cherche travail désespérément.Comment vit-on en France, aujourd’hui, quand on a un revenu inférieur au Smic – voire pas de revenu du tout ?Pour le savoir, Florence Aubenas quitte temporairement sa famille, ses amis et son emploi de grand reporter au Nouvel Observateur pour vivre pendant 6 mois dans la France de tout en bas. Embauchée d’abord comme femme de ménage dans une ville de province, cumulant les contrats précaires, elle plonge dans un autre monde. Un monde où le travail est rare et les nuits brèves, l’exploitation maximale et la solidarité minimale. Où les lieux de rencontre sont le Pôle emploi et l’hypermarché local. Entre colère et résignation, chacun lutte pour sa survie.Document exceptionnel sur des Français invisibles, ce livre est aussi une extraordinaire galerie de portraits, un récit où la condition humaine se dévoile dans toute sa nudité.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 14:52

Une affaire conjugale c’est le divorce dans la société actuelle, vue par une femme Agathe.
Une femme naïve qui croyait en l’amour, au couple, à la famille et qui va donc traverser un cataclysme. On a la sensation qu’Agathe se réveille après huit ans de mariage. On est malmené avec elle. C’est violent… on espère que tous les hommes ne sont pas comme Jérome et que tous les divorces ne se passent pas ainsi !

Merci aux éditions Albin Michel.

 

9782226215147.gif"Pour bien faire les choses, il faudrait commencer par divorcer."

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 11:22

Je suis sûrement déjà trop vieille pour avoir vraiment accroché à l'histoire et aux sentiments de Paloma mais la lecture de ce roman vaut au moins pour la maturité épatante qui ressort de l'écriture de ce tout jeune auteur de 15 ans et pour l'intérêt quasi-sociologique de cette histoire d'adolescents.

Merci aux éditions J.-C.Lattès.

 

9782709635707.gif« Je regarde ma montre, essayant de me perdre dans le mouvement des secondes. Je ne serai pas en avance. Cinq ou dix minutes de retard. Pierre commencera à s’impatienter et n’en sera que plus heureux de me revoir. Je marche de long en large, m’affale sur mon lit, me relève et continue de faire les cent pas. Puis je retourne dans la salle de bain me mettre une goutte de parfum et du rouge à lèvres, que j’enlève aussitôt. Ça fait trop femme, je le remplace par du gloss. 
Dans la salle de bain, mes parents se préparent à leur tour. J’aime entendre le bruit du rasoir de mon père et le pschitt de l’eau de Cologne que maman vaporise dans son soutien-gorge, puis le son émis par ses lèvres lorsqu’elle répartit le rouge dont elle les a enduites. L’extrême attention que je prête depuis toujours à ces sons à peine perceptibles a fini par me doter d’une ouïe presque animale. 
Nouveau coup d’œil à ma montre. C’est le moment. J’embrasse mes parents, leur souhaite par avance une bonne année, une bonne santé, toutes ces conneries qu’on se dit le 1er janvier. Ils me recommandent de bien me couvrir. Je fais oui de la tête, tout en enfilant une petite veste en coton léger. Dehors, une bourrasque de froid piquant vient me fouetter le visage, propageant à tout mon corps, en onde de choc, une nuée de frissons. J’enfourche mon vélo et pédale le plus vite possible. » 

C’est la dernière nuit de l’année. Sur l’île de Bréhat, Paloma, quatorze ans, rejoint Pierre, son ami d’enfance, pour fêter le nouvel an. Ils ne se sont pas vus depuis un an, l’adolescente s’est transformée et les rapports sont à réinventer.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 11:13

Un très beau texte, très touchant, sur la relation à nos parents alors qu'arrive ce moment de la vie où nous pouvons/devons leur rendre  tout ce qu'ils nous ont offert . On espère arriver à gérer aussi naturellement et spontanément que l'auteur ce nouveau rôle et la douleur de voir nos parents  perdre leur autonomie.

Une lecture marquante. S'il ne fallait retenir qu'une phrase, ce serait la même que l'éditeur met en exergue : « Elle a fait de mon enfance une vraie enfance, je peux bien lui rendre à présent »

Merci aux éditions Robert Laffont. 

 

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Un livre sur une fille et le grand âge de sa mère.
Bouleversant d'émotion, de subtilité et aussi d'humour.

Quand l'auteur parle de grandir, elle parle d'elle-même. Sa mère est très âgée et dépendante d'elle, entièrement. Il arrive que cette mère soit absente et parfois, au contraire, ses paroles et sa présence sont justes, drôles et imprévisibles. Et durant toute cette période ultime, l'amour qu'elle a donné à sa fille lui est rendu comme on voudrait qu'il le soit toujours.
Chaque morceau de la vie d'une vieille dame si vulnérable est raconté : un jeune médecin, l'appétit, les vacances, un aide-soignant, les petits-enfants, des mains très douces, des souvenirs, l'Arménie, une amie d'enfance. À la page qui suit, on voit sa fille : une cavale, une vie à gagner, un défilé de mode, des articles à écrire, des dîners décommandés, la ville à traverser quand sa mère est tombée, tout de suite les infirmières de jour et celles de nuit, les douceurs.
Avec des phrases très simples comme : « Elle a fait de mon enfance une vraie enfance, je peux bien lui rendre à présent », et qui vous serrent le cœur. Ou bien des dialogues : « Ouh là, ne prie pas pour moi, hein ? » J'ai demandé pourquoi. Elle a dit : « Ne va pas me faire repérer. »
Le miracle du livre : parce que sa mère est devenue son enfant, l'auteur grandit. Elle a eu cette grâce et elle pense : « D'où me vient tout cet amour ? »

♥♥♥♥

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:28

Un immense merci aux Editions Arléa qui m'ont fait parvenir ce 5e roman de Marie Sizun.

J'ai adoré..l'histoire..l'écriture de Marie Sizun comme d'habitude... les émotions d'Anne.

J'ai passé deux très agréables soirées à attendre avec elle.

plage-1.jpgQue fait cette femme seule sur la plage d’une petite station balnéaire de Bretagne ? Elle est si discrète qu’elle se fond dans le paysage. Elle observe les gens autour d’elle, semble attendre, mais quoi ?

C’est un homme qu’elle attend. Il doit venir la rejoindre ; il le lui a promis. À la fin de la semaine, il sera là. Il est son amant. Il est marié. Elle veut voir dans sa prochaine venue un choix qu’il assume.

Alors elle l’attend et trompe son ennui en jouant à la femme en vacances. Mais les jours se succèdent, les nouvelles se font plus rares, plus embrouillées.

Passant tour à tour de l’inquiétude au désespoir, puis de l’abattement à la colère, elle sortira à jamais changée de cette semaine décisive.

Avec un art qui lui est propre, Marie Sizun dresse le portrait tout en nuances d’une femme d’aujourd’hui. Avec finesse, elle explore l’intimité des êtres dans leurs moments de doutes et de passion.

♥♥♥♥♥

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:26

d.gifDe l’Occupation jusqu’à nos jours en passant par la guerre d’Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l’itinéraire chaotique d’un garçon pris au piège d’une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fouille les mentalités françaises depuis la seconde moitié du XXe siècle.

Au départ, c’est un couple amoureux qui convole durant l’Occupation. Le mari est issu de la noblesse désargentée ; d’une grande beauté, l’épouse aspire à une vie mondaine digne de sa récente particule. En catholiques zélés, ils donnent naissance à onze enfants, tandis que toute la maisonnée mène aveuglément un train de vie de grands bourgeois. Prêt à se lancer dans les entreprises les plus hasardeuses pour satisfaire les exigences de sa bien-aimée, le père accumule en secret des dettes exorbitantes. La chute n’en est que plus rude. Expulsion des beaux quartiers, humiliation sociale... toute la tribu est relogée dans une cité lugubre où ne tiennent aucun des meubles fabriqués sur mesure pour le bel appartement de Neuilly. La paix du ménage se fissure, tout comme l’équilibre psychologique de la mère. Commence une longue série de galères - de magouilles paternelles en crises de nerfs maternelles. Le narrateur, l'un des enfants, est le témoin épouvanté des calamités qui s’amoncellent au-dessus du foyer familial. Un chagrin qui pèsera sur ses épaules durant toute son existence.
De 1940 à nos jours, la société française connaîtra elle aussi de grands bouleversements. Mais jamais cette famille ne sera du bon côté des événements politiques. Défenseur de Pétain sous l’Occupation, opposé de nouveau à de Gaulle lorsqu’il « abandonne » les Français d’Algérie, et pestant contre ces «gauchistes» qui, en 68, incendient Paris du haut de leurs barricades, le père est toujours à contre-courant des grands mouvements libérateurs. Il faudra plusieurs décennies au narrateur pour se défaire de l’héritage culturel familial, et parvenir enfin à se forger ses propres convictions.
Comprendre d’où l’on vient pour parvenir à s’émanciper de son passé, telle est l’entreprise du Chagrin. Lionel Duroy s’est inspiré de son propre parcours pour écrire ce magistral roman d’initiation. Loin de montrer la face glorieuse de son existence, c’est au contraire avec un courage et une sincérité déchirants qu’il décrit ce que tant d’autres familles taisent sur leurs origines honteuses ou inavouables. Selon une conception cyclique du temps chère à Marcel Proust, Lionel Duroy démontre que les mêmes épisodes traumatiques ne cessent de se rejouer dans notre vie présente, sous d’autres déguisements. Et souligne, avec mélancolie, la manière dont l’enfance continue à nous hanter des décennies plus tard.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:24

z.gif" Je suis de la génération qui a fêté ses dix ans avec le génocide rwandais, je suis de la génération qui a perdu Bertrand Cantat et découvert la Lituanie par la même occasion, je suis de la génération qui n'aura plus de pétrole alors qu'elle commence à peine à s'amuser avec les low-cost, je suis de la génération qui ne peut pas accueillir toute la misère du monde."

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