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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:43

Petit roman qui m'a bien amusée. Il m'a semblé lire quelque part que Delphine Bertholon avait une expérience de vendeuse dans une boutique de vêtements et effectivement on se dit qu'elle n'a pas pu inventer tout ça, ça sent le vécu!!

 

bertholon.gif- Cette jupette, vous ne la feriez pas chez les enfants ? En six ans ?
- Je ne pense pas, madame. L'imprimé léopard, c'est un peu sexy pour une petite fille, non... ?
- Quel dommage ! J'adore quand on joue aux jumelles !
- S'il vous plaît, ce cardigan, il existe en quelles couleurs ?
- Noir, blanc, rose pâle, rose indien, rose fuchsia, bleu marine, bleu ciel... brique... marron... beige... vert d'eau, vert sapin... Enfin, ils sont tous là, vous voyez.
- Hum. Pas de bordeaux ?

♥♥♥

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:36

Après les récits des vies de Ravel puis d'Emil Zatopek (dans Courir) que j'avais beaucoup aimés, j'ai été moins passionnée par la vie de ce Gregor. Des éclairs reste cependant un bon roman et j'ai retrouvé le même plaisir  à lire Jean Echenoz qu'à l'habitude.

echenoz.gifGregor a inventé tout ce qui va être utile aux siècles à venir. Il est hélas moins habile à veiller sur ses affaires, la science l’intéresse plus que le profit. Tirant parti de ce trait de caractère, d’autres vont tout lui voler. Pour le distraire et l’occuper, ne lui resteront que la compagnie des éclairs et le théâtre des oiseaux.

Fiction sans scrupules biographiques, ce roman utilise cependant la destinée de l'ingénieur Nikola Tesla (1856-1943) et les récits qui en ont été faits. Avec lui s’achève, après Ravel et Courir, une suite de trois vies.

♥♥♥

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 16:28

Complètement transportée dans ce monde d'apocalypse que décrit Laurent Gaudé.

On voit et on sent la tempête arriver. Roman passionnant, personnages riches et attachants dont on suit le parcours avant, pendant et après l'ouragan.

Parfait comme très souvent!

gaude.gifAu coeur de la tempête qui dévaste la Nouvelle-Orléans, dans un saisissant décor d'apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des éléments, mais aussi leur propre nuit intérieure. Un saisissant choral romanesque qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort, la plainte des sacrifiés, le chant des rescapés.

♥♥♥♥♥

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:59

Je ne suis pas parvenue à rentrer dans l'histoire. J'ai beaucoup aimé certains prix Femina ("Une vie française", "Où on va papa?"), d'autres pas du tout ("Personne"), je n'insiste pas me disant que celui-ci sera dans la catégorie "j'aime pas"

lapeyre.gifLa vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent.
Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l’histoire d’une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. Et elle est racontée de l’inimitable manière qu’à Patrick Lapeyre de la vie comme elle ne va pas. Petites touches d’une acuité et d’une intelligence qui laissent confondu.
Événements apparemment anodins qui ne le sont en fait pas du tout. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en réalité rien moins, une à une et peu à peu, qu’une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D’où vient, lisant ce livre d’une insondable mélancolie que l’on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire. Peut-être du bonheur d’avoir été reconnu ?

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:56

Un très beau portrait, tendre, émouvant et parfois drôle.

 

desarthe.gifAgnès Desarthe écrit : « Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon grand-père n’est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n’est pas le père de ma mère. Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942. B.B.B. – appelons-le ainsi, pour le faire court – est l’homme avec qui ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie…si l’on peut dire. »Né à Cernowitz , à moins qu’il ne s’agisse de Kichinev, dans ces lointaines provinces de l’empire des Habsbourg qui furent successivement roumaines, soviétiques ou ukrainiennes, B.B.B. traverse le siècle sans déranger personne. En occupant la place laissée vacante par le grand-père disparu, il joue désormais un rôle à la fois discret et nécessaire. Ce vieux monsieur excentrique est la pièce manquante du puzzle familial. Agnès lui doit d’avoir compris une bonne partie de son identité, longtemps occultée, comme chez certains personnages d’I.B. Singer.« Je voulais écrire sur un homme exemplaire », dit encore l’auteur. Exemplaire, mais de quoi, de qui ? Et pourquoi la figure d’un homme héroïque, le Dr Janus Korczak, qui sauva les orphelins du ghetto de Varsovie, surgit-elle soudain en surimpression ?Avec tendresse, avec humour, avec obstination, Agnès Desarthe déchiffre le palimpseste de la mémoire dans ce qui restera, à l’évidence, comme un de ses plus beaux textes.



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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:50
Sans doute le roman d'Olivier Adam qui m'a le moins plu.
Je voyage sans doute avec plus de peine au Japon qu'à Saint-Malo.. adam.gif
« Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l’impression, au paysage aussi bien intérieur qu’extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:46

J'ai été intéressée par l'histoire de Denise Glaser mais pas par celle de Jeanne qui est racontée en regard. Ce roman vaut comme une espèce de biographie de Denise Glaserschneck.gif, pas plus pour moi.

« Denise était une vedette de télévision des années soixante, elle animait tous les dimanches l’émission Discorama, où elle a lancé, soutenu de nombreux chanteurs, comme Barbara, Maxime Le Forestier, Véronique Sanson. Elle ne vivait que pour cela, le talent des autres. En janvier 1975, elle a été licenciée pour des raisons politiques. Elle espérait revenir pour “un dernier tour de piste”, comme elle le disait. En 1981, on lui a fait de nombreuses promesses. Aucune ne sera tenue. Elle est morte, seule, oubliée de tous, deux ans plus tard.
Qui était vraiment Denise ? Que devient-on après avoir été une femme célèbre ? Avoir sa photo dans le journal, être courtisée et vivre avec la crainte lancinante que tout s’arrête un jour. Jeanne Rosen est-elle si loin de ce précipice où on vous oublie ?
Jeanne Rosen est journaliste, auteur d’un livre qui a connu un succès immérité, et se rend compte qu’elle se trompe sur sa vie, que ces questions ne sont pas les bonnes.
Comme Denise, il lui aura fallu dix ans pour comprendre que la personne qui marchait sur le fil n’était pas elle. »

Après Val de Grâce, Colombe Schneck dessine le portrait digne de Denise Glaser, femme de télévision, à la vie discrète et mystérieuse, toute en ombre et lumière, tandis qu’en parallèle elle met en miroir une jeune journaliste et écrivain de notre époque qui ressent les fragilités de la gloire. C’est une façon d’hommage, pudique et sincère, autant qu’une réflexion fine sur les revers de la célébrité.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:41

Tellement différent de "Une pièce montée" le premier roman de Blandine Le Callet. Roman futuriste à la "George Orwell", "La Ballade de Lila K." est très prenant et passionnant; du genre qui empêche de dormir parce qu'on veut avancer dans l'histoire..

callet.gifLa ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.
Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.
Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore... Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:38

fournier.gif« Qu’est-ce que je fais là ?
J’ai dans les mains un fourchet, le manche est poisseux, je charrie du fumier. Les vaches me regardent avec dédain, seul le regard très doux d’une génisse m’apaise.
Mes mains sont barbouillées de purin, elles puent. Je cours toutes les cinq minutes à l’évier de la cuisine pour les laver. Hier je voulais devenir Fellini, aujourd’hui, je suis dame pipi de vaches. »

Jean-Louis Fournier est capable de tout. Étudiant en cinéma à Paris, il est capable de vouloir reprendre une ferme pour les beaux yeux de la fille du fermier. Le père aurait été poissonnier, il reprenait la poissonnerie.
Il est un peu fou, Fournier, et quand il est amoureux, apparemment ça lui arrive souvent, il devient encore plus fou. Peut-être que c’est ça qui lui permet de nous écrire des livres ?
Alors souhaitons-lui d’être encore longtemps amoureux.

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:34

Je n'aurais sûrement pas dû commencer par "Elle s'appelait Sarah".. J'avais, comme beaucoup, adoré ce roman, mais je suis chaque fois déçue depuis..

rosnay.gifC'est avec une grande joie que je vois revivre ce roman, mon tout premier, publié en 1992. Je n'ai rien voulu changer. Il contient, déjà, toutes mes obsessions. Le secret des appartements, les blessures du passé, le poids du silence. Il est la genèse de Le Voisin, de La Mémoire des Murs, de Elle s'appelait Sarah et de Boomerang. En lui, vous découvrirez ma passion pour Mozart et Venise. Je suis très émue qu'il puisse à nouveau être entre vos mains.

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