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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:42

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"Le Tiroir à cheveux" raconte l'histoire d'une très jeune femme et de ses deux enfants dont l'un, Pierre, est handicapé, retardé à la suite d'un accident cérébral. Cela se déroule dans une petite ville du Sud. Le père de la jeune femme est gendarme. Très jeune elle a été enceinte, une première fois, puis une deuxième. C'est, comme on dit, une mère célibataire. C'est parce qu'elle a voulu cacher sa première grossesse puis retarder au maximum le moment d'aller à l'hôpital que son enfant est anormal. Elle travaille chez un coiffeur, elle aime beaucoup toucher les cheveux, les caresser, les coiffer. D'ailleurs Pierre a des cheveux magnifiques.
On comprend peu à peu que les parents de la jeune femme veulent l'obliger à placer Pierre dans une institution spécialisée. Et on comprend aussi qu'elle ne le veut pas, qu'elle résiste de toutes ses forces.

Ce livre est la description de sa vie dans ce village, avec ses enfants, comment elle s'organise matériellement, comment elle supporte et transforme en amour l'horreur et la fatalité, ses combats quotidiens, son indépendance farouche. Il est rythmé, écrit d'une belle manière fluide qui sait capter les sensations et les sentiments l'air de rien, sans effets trop visibles, mais avec beaucoup de précision et de proximité.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:35

Je n'ai pas accroché du tout.. J'avais pourtant beaucoup aimé Mon grand appartement et Sur la dune du même auteur

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Trente ans plus tôt, je connaissais bien Elisabeth. Mais, lorsqu’elle réapparaît et qu’elle m’en apporte la preuve, je n’en retrouve aucun souvenir. Paul, lui habite pour l’instant chez moi. Mais, lorsqu’il disparaît, il ne m’adresse plus aucun signe. Quant à Marianne, c’est moi qui ne veux plus la voir. Bref, je me retrouve seul. J’en profite pour aller m’exiler en Beauce, faire un peu le point. Et c’est là qu’apparaît Louise, dont je sais que je ne me passerai plus, mais que je n’ai pas encore rencontrée.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:27

J'avais beaucoup aimé "Les adieux à la reine", j'aurais sûrement du tout autant aimé ce roman qui est probablement un très bon roman mais ce n'était pas le moment pour moi, trop "costaud" je pense.. je ne suis pas allée au bout.

A reprendre un jour ..thomas.gif

Nous sommes au milieu du XVIIIème siècle, sous le règne de Louis XV.Deux sœurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce livre. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s’adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s’enfonce dans la misère. Ce dont Apolline, en disciple de son père, s’aperçoit à peine, tandis que l’aînée, Ursule, ambitieuse et libre, n’a qu’une envie : s’enfuir. Bientôt, les deux jeunes filles se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice. Elle en sort quelques années plus tard pour retrouver sa sœur mourante, et découvrir dans un manuscrit le récit de ses aventures.Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais son protecteur a d’autres plans. Fournisseur royal attitré en matière de plaisir, il offre Olympe à Louis XV. Olympe, aimée par Louis XV, est rongée par le désir de s’imposer face à Mme de Pompadour. Devenue mère, elle croit triompher. Mais, avec la soudaineté des alternances de faveur et défaveur, elle perd tout. On l’exile et la marie de force en province et lorsqu’elle revient à Paris pour dénoncer la violence de son sort, elle est arrêtée et envoyée à l’Hôpital.Ce portrait de deux sœurs qui font des choix opposés – s’en remettre à la Providence, ou miser sur l’intrigue – est l’occasion de raconter un monde dominé par l’étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché. Les jeux du pouvoir sont imprévisibles, et il est bien hasardeux de vouloir défier son destin.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:25

revol.gifÇa ne devrait pas être de la littérature, ça ne devrait même pas être un livre. Mais comme tout cela n’aurait pas dû arriver, un texte a été écrit, des lettres adressées à deux petites filles, deux étoiles filantes, aujourd’hui et depuis bientôt deux ans disparues.Fait divers atroce, disent les médias. Il n’y a pas de hiérarchie dans le malheur et, pourtant, en ce matin d’août 2008, la France entière se réveille sous le choc de la mort par incendie de deux enfants, moins de quatre ans à elles deux. On ne fait pas de livre avec ça, répétons-le, sauf si peu à peu le seul moyen de continuer à vivre consiste, grâce à des lettres d’une mère destinées à ses deux merveilles, à les réincarner jour après jour, à les faire précisément revivre. Ce livre hors norme et hors catégorie est avant tout un livre d’amour pour ces deux princesses envolées, et pour leur père aimant, présent, auquel on va s’attacher page après page afin de comprendre l’incompréhensible : comment la force de ce couple aussi pur permet de se sauver. Nos étoiles ont filé est un livre qui évite pathos et complaisance, qui hésite parfois entre rires et larmes, qui se distingue par son aspect unique, sinon ludique, et sa très saine incorrection. Pendant son écriture, un petit garçon est né du même amour. Le texte, cela n’étonnera personne, lui est dédié. Si la littérature ne sert à rien, elle aura au moins servi à cela.

3/5

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:21

azzeddine.gif« Mon père a refermé la bouche en mâchant dans le vide, il s’est redressé et a regardé sa montre. On était vendredi, je n’avais pas école le lendemain. Donc je pouvais l’aider. Embarrassé à l’idée de m’imposer sa vie, il trouve toujours un moyen d’alléger le truc. Là, il a dit :
— Bon alors mon Polo, tu viendé ou pas ce soir ?
Une petite faute de français rigolote pour soulager tout ça, un peu d’humour pour camoufler le désastre de la soirée. Une soirée qui est sa vie en fait. J’ai souri, ça détend mon père, et j’ai répondu comme à chaque fois :
— Je viendé, je viendé…
Je l’aime mon père, mais j’ai du mal à l’admirer. Souvent, quand je le regarde, il est à quatre pattes, alors forcément, ça manque un peu de hauteur tout ça… »

Paul, dit Polo, a 13 ans quand commence sa chronique d’une vie impossible, au milieu d’une famille infernale, où seul l’amour d’un père apporte un peu de lumière. Mais aimer quand on ne peut pas respecter est une douleur de plus. Seulement, ce jeune garçon drôle, lucide, que rien n’abat, a découvert une arme : les mots, et il sait désormais qu’on peut s’arracher à la fatalité.
Y arrivera-t-il ? C’est une autre histoire. Celle de ce livre, où, sur un ton virevoltant, marqué par la vivacité, le sens du rythme et de la formule qui ont fait le succès de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine donne la parole aux laissés-pour-compte de notre société, et raconte avec une verve irrésistible les drames et les espoirs d’une adolescence.

3/5

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:15

nimier.gif«Il est une question que l'on me pose souvent, la question des idées. Comment elles arrivent, où je les pêche, le fameux "mais où va-t-elle chercher tout ça".
De quelle façon s'est imposée, en l'occurrence, l'idée d'écrire un roman à partir d'une séance photo avec Karl Lagerfeld ?
J'ai tendance à répondre que les idées n'existent pas, qu'il n'y a que du temps. Ou si elles existent, elles ont bien peu à faire avec la pratique du roman, son écriture au jour le jour. Elles sont là en amont, couvrent des pages de notes préparatoires, puis fondent comme neige au soleil. Restent les parties du corps qu'elles ont mises en lumière, les lignes qu'elles ont inspirées. L'apparition d'un chat. Le clignement d'une paupière. Des chaussures vert tilleul. Deux lettres, un angle, une jetée. Un voyage à Baden-Baden, le rendez-vous des évaporés. La douceur de la bouche de Frederika, son velouté.»

2/5

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:13

claudel.gifUn enquêteur est chargé d'élucider de mystérieux suicides dans l’entreprise d’une ville inconnue. Entre conte fantastique, fable et récit d'anticipation, le lecteur se fait littéralement absorber dans un monde économique mondialisé opaque et kafkaïen qui attaque frontalement les questions de notre temps.

2/5

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:09

On s'amuse.. et on réfléchit!azzedine.gif

 

Deux sœurs, jeunes femmes de la banlieue parisienne, décident d’aider leurs parents à réaliser leur rêve : elles économiseront sur leurs petits boulots pour leur offrir un pèlerinage à La Mecque. Mais voilà : quand, l’argent réuni, l’heure vient d’acheter les billets, elles cèdent à la tentation, et en prennent pour Phuket, en Thaïlande où, renonçant définitivement à être les bonnes filles qu’elles pensaient être, elles partent découvrir une autre vie.

3/5

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:05

Je recommande fortement.. De même que les précédents romans de Robert Bober

 

bober.gifCe quatrième roman de Robert Bober s´appelait initialement Je vadrouille autour de mon passé. Je vadrouille autour de mon passé, j´en ramasse, ici et là, de menus morceaux, il en traîne un peu partout, je tâche à le reconstituer, comme si l´on pouvait exister une fois de plus... (Henri Calet, Le Tout sur le tout) Et si ce texte qui décrit au plus près la démarche de Robert Bober figure toujours en exergue du premier chapitre, il a été finalement préféré trois vers de Pierre Reverdy qui disent parfaitement l´atmosphère qui règne dans ce livre où le personnage principal, Bernard, qui est également le narrateur, va être amené apparemment par hasard, mais il n´y a pas de hasard en ces matières, à plonger dans l´histoire récente de sa famille. Une histoire qui n´est pas tout à fait anodine : nous sommes à Paris, au tout début des années soixante. Le père de Bernard a été raflé et déporté à Auschwitz, d´où il n´est pas revenu. Sa mère s´est remariée avec un ami d´enfance qui, lui, après lui avoir donné un autre fils, est mort dans un accident d´avion. La rencontre d´un certain Robert Bober qui avait été son moniteur en colonie de vacances va donner à la vie de Bernard un tour nouveau. Robert est assistant de François Truffaut sur le tournage de Jules et Jim, il propose à Bernard d´y figurer. Et c´est à partir de là, parce qu´il emmènera sa mère voir le film, que tout va s´enclencher. Mais tandis que Bernard mène son enquête personnelle sur sa famille, et sur ses origines, sur la mort de son père et sur celle de son beau-père, une enquête qui le mènera et nous avec lui jusqu´en Pologne, le Paris de la guerre et de l´après-guerre s´animent. C´est une évocation extrêmement minutieuse d´un monde dont nous n´avons aujourd´hui plus idée qu´à travers les photos de Robert Doisneau ou de Willy Ronis. C´est drôle et terriblement triste à la fois, animé, vivant, nostalgique - mais sans arrêt sur image - et vient nourrir la quête de Bernard. On pense à cette phrase de Patrick Modiano dans Livret de famille, elle aussi citée exergue de tout le livre : « Je n´avais que vingt ans, mais ma mémoire précédait ma naissance ».

 

4/5

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:47

Ce roman était dans ma liste à lire depuis longtemps. je ne peux pas dire que j'ai été déçue, j'ai passé un moment agréable mais été un peu gênée par le côté peu probable de l'aventure de Marie et je suis restée un peu sur ma faim pour l'explication finale.

 

deghelt.gifMarie a vingt-cinq ans.
Un soir de fête, coup de foudre pour le beau Pablo, nuit d'amour et le lendemain... Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées. Comment faire pour donner le change à son entourage ? Et comment retrouver sa propre vie ? C'est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a écrit ce roman sur l'amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l'existence.

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