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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:38

Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets. Et ses liquidités ! Elle tombe à la caisse d'un supermarché sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité. Un sujet en or ! C'est parti pour trois semaines d'immersion à La Béatitude, en compagnie d'un apprenti gourou, d'une « petite mère », et de quatre autres participants en manque de spiritualité. Il y a un médecin radié, un musulman iranien, une femme invisible, et Madeleine qui porte en permanence son sac à dos comme un fardeau. Ressortiront-ils adeptes d'une nouvelle religion ou déchargés de leurs préjugés ? Car tous, même Wera et son pseudo-cynisme, sont en quête de sacré. N'avons-nous pas tous besoin d'un doudou divin à dorloter ?

♥♥♥

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 11:45

Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d'accueillir chez elle Maria, quatrième fille d’une veuve d’humbles origines. Ce sera sa « fille d’âme », à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l’obligeant à s’appliquer à l’école, ce qui n'est guère courant pour une fille à l'époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d'âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive. Dans une langue à la fois poétique et essentielle, Michela Murgia décrit merveilleusement les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier qui unit la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne archaïque, aux us et coutumes fascinants.

♥♥♥

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:10
 

Le style très sombre m'a rappelé la trilogie d'Agota Kristof.. J'ai beaucoup aimé bien que l'histoire soit très difficile.

Un premier roman remarquable, découverte de la rentrée littéraire en Amérique. En plusieurs séquences très courtes, Justin Torres raconte une enfance marquée par la violence. Les animaux du titre original (We the Animals), ce sont trois garçons qui tentent de grandir au milieu du chaos, entre crises conjugales et manque d'argent. Enfants d'un couple mixte (père portoricain, mère blanche), ils sont entièrement soumis aux accès de colère ou de tendresse de leurs parents. Ce premier roman est surtout l'histoire d'un affranchissement, celui du plus jeune de la meute qui aimerait se libérer de cette " vie animale ", pouvoir dire enfin " je " et accepter sa singularité. Justin Torres réinvente le récit initiatique dans ce texte poétique et percutant qui l'impose d'emblée comme un auteur à suivre.
Justin Torres est né en 1981 dans l'Etat de New York. Il a publié des textes dans la revue Granta ou dans le New Yorker. Vie animale, son premier roman, vient de paraître aux Etats-Unis et s'annonce comme une des sensations de la rentrée américaine.
♥♥♥♥
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:09

    Pas habituée donc peu connaisseuse des polars, je me suis laissée conseiller celui-ci et je n'ai pas regretté!

 

Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais... Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père? Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime.

  ♥♥♥♥

Ancien professeur d'histoire et secrétaire de rédaction au magazine Atlanta, Thomas H. Cook est né en 1947. Les feuilles mortes est son huitième roman à paraître dans la Série Noire.
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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 19:53

A priori pas le genre de livre qui m'intéresse.. mais quelques commentaires et critiques ont attiré mon attention et je ne regrette pas! Pas mal écrit du tout (une éditrice et une journaliste ont participé à la rédaction). Je me suis trouvée captivée par cette histoire "extra-ordinaire". Il est bien évidemment impossible de se mettre à la place de cette enfant tant ce qu'elle a vécu est terrifiant mais le récit est assez précis pour qu'on se fasse une (sûrement toute petite) idée de son calvaire. On ne peut s'empêcher de se demander comment une si jeune fille a pu résister à de telles maltraitances psychologiques et physiques. Bouleversant, hallucinant, hors-du-commun.

Merci aux éditions Lattès

 

kampusch.gifLe 2 mars 1998, la jeune Natascha Kampusch va pour la première fois à l’école à pied. Elle est enlevée sur la route par Wolfgang Priklopil, un ingénieur électricien d’une trentaine d’années. Elle réussira à s’échapper après 3096 jours.
Voici le récit de cette captivité terrible : pendant 8 ans et demi , elle restera enfermée dans une pièce de 5 mètres carrées, la plupart du temps dans le noir puis elle sera son esclave domestique.
Sous le joug de la violence et surtout d’un terrible harcèlement psychique de son agresseur, elle réussira à résister à sa séquestration et à s’enfuir.

Un récit bouleversant et terriblement émouvant.

Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni et Leïla Pellissier

♥♥♥

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 19:46

A la fois passionnant et terrifiant  le récit des 6 années de la vie de cette petite fille américaine.. Un petit tour sur Internet après la lecture confirme la (réelle) déferlante médiatique et fanatique  telle que nous la raconte Skyler dans le roman, J'ai été effrayée pendant la lecture du roman par la vie de cette enfant "miss-patineuse" qu'on a  fait grandir trop vite, je l'ai été plus encore en découvrant la vraie petite JonBenet ayant le sentiment que Joyce Carol Oates restait peut-être en dessous de la réalité.

Difficile de lâcher ce roman (pourtant long de plus de 600 pages) tant il est construit comme un bon polar.. 

Merci aux éditions Philippe Rey et à Babelio

 

 

Le 25 décembre 1996, JonBenet Ramsey, six ans et demi, était découverte assassinée dans la cave de ses parents à Boulder, une petite ville du Colorado. L’enfant avait été battue et étranglée. L’affaire souleva une émotion d’autant plus grande à travers l"Amérique que la petite victime, une « mini-Miss » vedette de multiples concours de beauté, était très célèbre. Les médias s’abattirent sur la ville et la famille faisant vivre à tous un véritable enfer d’insinuations, de suspicions et de mensonges destructeurs. Pourtant, et malgré les enquêtes successives, le crime est, jusqu’à ce jour, demeuré un mystère.

Pas pour Joyce Carol Oates qui, s’emparant de ce fait-divers à la manière – géniale – dont elle s’est approprié la vie de Marylin Monroe (dans Blonde) en fait une histoire effarante que reconstruit dix ans après le frère de la victime. Les protagonistes, les lieux, les circonstances sont à peine modifiés. La petite fille s’appelle maintenant Bliss, c’est une championne de patinage sur glace, l’enfant adoré de ses parents, la coqueluche d’un pays, la sœur aimée et jalousée par un frère, son aîné de trois ans, Skyler. Skyler qui depuis le meurtre a vécu dans un univers de drogues, de psys et d’établissements médicalisés. Agé aujourd’hui de dix-neuf ans, et toujours pas remis des secousses de son adolescence, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces, disloqués et déformés. Une technique que Oates maîtrise parfaitement et qu’elle utilise ici avec d’étonnants effets. Peu à peu émerge le nom du coupable : le père – homme d’affaires ambitieux –, la mère – arriviste forcenée –, un étranger cinglé ou bien… le narrateur lui-même ?

Tous les ingrédients préférés de Oates sont là : la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l’angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l’incompétence de la police. Pour produire en fin de compte un chef-d’œuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l’âme humaine et de l’horreur ordinaire…

♥♥♥♥

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 20:13

9782253125334.gifCharles MacKenzie, dit Mack, talentueux étudiant en droit, a disparu depuis dix ans. Chaque année, il téléphone pourtant à sa mère, mais refuse de répondre à ses questions. Carolyn, sa soeur, décide de faire la lumière sur cette disparition et se retrouve plongée dans une enquête dangereuse, assaillie de terrifiants soupçons : son frère serait-il le serial killer que la police recherche ?

♥♥♥

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 13:11

51J72NJXQTL__SL500_AA300_.jpgQuatrième volet de la série, L'accro du shopping a une sœur marque le retour de Becky, cette fois confrontée à une drôle de nouvelle... Après un long voyage de noces, le retour à Londres est difficile pour Becky Bloomwood-Brandon : pas de boulot, un budget sous haute surveillance, un mari débordé, une meilleure amie occupée ailleurs, des parents en pleine psychothérapie... Plus une surprise de choc : Becky découvre qu'elle a une sœur, née des amours prénuptiales de son père. Et quelle sœur ! Radine comme un pou, gaie comme une porte de prison, pas féminine pour deux pence, Jess déteste les fringues, le maquillage et le chocolat. Et, surtout, elle a une sainte horreur du shopping ! Finie la belle vie ? Envolés les rêves d'entente familiale ? Terminé le lèche-vitrines ? C'est mal connaître la plus attachante des fashionatas, qui, une fois encore, a plus d'un tour dans ses sacs...

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 09:45

esme.jpg

Entre l'Inde et l'Écosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions sociales et la complexité des liens familiaux, de l'amour à la trahison. A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...

♥♥♥

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 09:23

 

Ce livre m'a été offert par Quidam éditeur par l'intermédiaire de Babelio et l'opération Masse critique. Je les remercie de m'avoir fait découvrir cet auteur au style simple et beau comme j'aime. J'ai beaucoup apprécié cette lecture..

 

 

Dans les années 1970, à Athènes, une femme mariée de 40 ans et un jeune étudiant de 20 ans se retrouvent dans le même métro tous les soirs. Leur brève rencontre annonce un amour impossible.

 


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